POEMES DU TUEUR

Pigeon

Oiseau à la grise robe,
Dans l'enfer des villes,
A mon regard, tu te dérobes,
Tu es vraiment le plus agile...

La mer

Avec la mer du Nord,
Le long des golfes clairs,
Et des vagues dodues,
Pour arrêter les vagues,
Et des poissons volants, volants,
Comme des goélands,
Et des planctons, en veux-tu en voilà
Et des saumons rouges surgissant de l'au-delà.
Et les méduses amères, et les algues pourpres
Et les goémons d'hiver,
Rien, non rien ne m'empêchera de citer ton nom
Ô mer, mer, mer,
Cruelle marâtre amère...

Et les gens qui me Beurrrkkkkkkmm (terrible vomissement)

L'automne

Mille feuilles se croisent,
Dans un mouvement de vent brumeux,
De beaux marrons et de frêles châtaignes
Rebondissent au sol sans qu'aucune ne m'atteigne,
Le froid crache son droit
Au dernier soubresaut estival
Qui, d'une ultime caresse d'abandon,
Chauffe mon corps engourdi par ce nouvel assaut.
Sans tambour, ni tromblon,
C'est lui, le voilà : le merveilleux automne.